D’une année qui finit globalement bien

Une année qui finit « globalement bien », mais pas « entièrement bien ». Vous saisissez la nuance ?

Ma dose d’antidépresseurs a été doublée par mon médecin généraliste, et depuis je vais franchement bien. Le psychiatre s’obstinait à me donner une dose infinitésimale… et il ne voulait absolument pas la modifier. Quand je lui ai présenté l’ordonnance de ma généraliste, il a juste dit : « Ah ? On aurait dû faire ça plus tôt. » MAIS MEC, POURQUOI JE TE PAIE ??

Je vais bien, donc, et les Mois Noirs (novembre et décembre) ont été plutôt heureux. Pourvu que ça dure, parce que le patron a décidé unilatéralement de diminuer ma part de gains sur les enluminures que je vends dans sa boutique. Ancien calcul : on retire 20% de TVA et on divise le reste en deux, moitié pour lui, moitié pour moi. Je trouvais déjà que c’était franchement abusé de sa part. Nouveau calcul : on divise par trois et il garde deux tiers ! Je paierai les traditionnels ~20 % d’URSSAF sur le peu qu’il me restera. Et, je n’ai, bien entendu, pas mon mot à dire. Je suis désespérée.

Pour finir sur une note positive (je ne vais donc pas vous parler de ma grippe !), je partage une photo de mes 100 tubes d’aquarelle Sennelier, dans leur beau coffret de bois. Pourquoi ? Parce que je les ai reçus il y a six ans presque jour pour jour, et que je m’en sers encore quasiment au quotidien. Je les utilise pour peindre mes enluminures mais également pour des choses plus abstraites (voir la photo – un peu pourrie je l’avoue – en en-tête de cet article !). La photo des tubes date de 2019, et ils sont maintenant quasiment tous très raplaplas. Je vais sentir passer la facture, quand je vais me mettre à les remplacer… Ces aquarelles ne sont pas données, mais elles sont ce que j’ai pu essayer de mieux. (Oui, bon, je n’ai pas eu la chance de tester des Daniel Smith.)

Allez, je vous souhaite un joyeux Noël, et je continue à peindre, entre deux remplissages de mouchoirs 😀

D’un mois de juillet mitigé

Le mois de juillet est presque terminé. Je n’ai gagné que 174 euros ce mois-ci (oui, vous avez bien lu) en allant travailler cinq jours sur sept. Parfois, j’ai envie de tout envoyer valser… 🙁 Les gens n’ont tendance à voir que le côté glamour de la vie d’artiste… Ce n’est pas seulement essayer de « vivre de son art » et tenir un ravissant carnet de croquis. On est bien loin, aussi, du « oh, mais tu fais une activité qui te plaît ! » ou « c’est une passion ! ». Ils ne voient pas la personne qui trime pour vendre deux malheureuses peintures dans le mois.

Je n’ai jamais aussi mal travaillé en juillet. Même lors de ma première année à la boutique, en 2021, alors que j’étais encore inconnue. « Une activité qui me plaît » et « une passion », oui, parfois. Le mot passion vient du latin passio, qui signifie « souffrance », il ne faut pas l’oublier… 🙂 Je dois parfois travailler sur des projets qui m’inspirent peu, ou pas du tout. Je passe des dizaines d’heures à faire des croquis, et d’autres à peindre le projet définitif, pour une somme misérable.

Idéalement, je voudrais pouvoir profiter de ma boutique en ligne, utiliser mon temps pour peindre des choses qui me plaisent, les mettre en vente, et les expédier le cas échéant. Je voudrais pouvoir travailler 16 heures dans la journée si je me sens inspirée. Et aussi ne rien faire pendant plusieurs jours si l’inspiration n’est pas au rendez-vous.

J’ai fait mes comptes, et la location + assurance de ma voiture me coûtent environ 250 euros par mois pour pouvoir me rendre à la boutique et bosser. Ajoutez à cela le prix de l’électricité pour « faire le plein ». Vous constaterez vite que je paie souvent pour aller travailler, au lieu de gagner de l’argent en travaillant ! 🙁 C’est rageant…