Il y a peu, huit ans d’amitié avec ma prof d’enluminure prenaient fin, pour des raisons débiles et une incompréhension mutuelle sur lesquelles je n’ai pas envie de revenir. Avec elle comme avec moi, quand c’est fini, c’est fini pour de bon, et il n’y aura pas de retour en arrière.
Les cours d’enluminure et les amies que j’y avais me manquent. C’était une occasion de passer l’après-midi ailleurs que devant mon ordinateur 🙂 Or, il y a trois jours, une dame qui me regardait peindre à la boutique m’a demandé si je donnais des cours…
Le temps a passé, et donc j’ai eu un peu le temps de réfléchir à la chose. Je me suis toujours sentie un peu incapable d’enseigner quoi que ce soit. J’avais donné des cours à la maison de quartier de Chantepie, près de Rennes, pour apprendre à des dames âgées comment fabriquer de petits carnets souples, des marque-pages en papier japonais, etc. Mais jamais comment peindre. Lorsque je peins, je ne sais pas toujours ce que je fais. C’est comme s’il y avait une part de magie et un générateur d’improbabilité : on sait comment on commence à peindre une enluminure, mais on ne sait jamais comment sera le résultat final, ni dans quoi on se lance ! Je vais toutefois essayer.
Je manque de confiance en moi… On verra bien comment ça se passe, mais je pense que le courant avec cette dame, qui a tellement soif d’apprendre, passera bien. Je lui passerai un coup de fil après ma saison touristique de peintre au Château dans le Ciel, et je vous tiendrai au courant !

