D’un mois de juillet catastrophique, et du bilan qui s’ensuit

Je me plaignais, en juillet dernier, de n’avoir gagné qu’une faible somme à trois chiffres. 174 €, pour être précise. Eh bien, figurez-vous qu’en ce mois de juillet 2026, censé être au cœur de la pleine saison, je n’ai touché que… 8 €. Oui, oui. Je paierai un peu plus de 21% de taxe à l’URSSAF sur cette somme fabuleuse.

Je me la coule douce au boulot, je peins des nuanciers de couleurs au lieu de faire mes créations habituelles. C’est la démotivation la plus totale ! Ma voiture me coûte beaucoup plus cher que la précédente. Ensuite, le patron a baissé mes gains en décembre dernier, donc je n’ai que 26% du prix total payé par le client. Vous voyez, j’ai fait mes comptes, et ils ne sont pas bons.

C’est donc avec un grand soulagement que j’annonce la fin de mon activité chez cette maison d’édition qui ne souhaite pas me rémunérer pour le temps que je passe à travailler à la boutique (je suis freelance, c’est trop commode pour eux…) ni pour la juste valeur de mon travail. À la fin de ce mois d’août, si tout se passe bien (sans trop de drama, quoi…), je recouvrerai ma liberté d’agir et de créer, uniquement pour ma boutique en ligne !

Vivement la fin du mois…

De mes projets de septembre

Il y a peu, huit ans d’amitié avec ma prof d’enluminure prenaient fin, pour des raisons débiles et une incompréhension mutuelle sur lesquelles je n’ai pas envie de revenir. Avec elle comme avec moi, quand c’est fini, c’est fini pour de bon, et il n’y aura pas de retour en arrière.

Les cours d’enluminure et les amies que j’y avais me manquent. C’était une occasion de passer l’après-midi ailleurs que devant mon ordinateur 🙂 Or, il y a trois jours, une dame qui me regardait peindre à la boutique m’a demandé si je donnais des cours…

Le temps a passé, et donc j’ai eu un peu le temps de réfléchir à la chose. Je me suis toujours sentie un peu incapable d’enseigner quoi que ce soit. J’avais donné des cours à la maison de quartier de Chantepie, près de Rennes, pour apprendre à des dames âgées comment fabriquer de petits carnets souples, des marque-pages en papier japonais, etc. Mais jamais comment peindre. Lorsque je peins, je ne sais pas toujours ce que je fais. C’est comme s’il y avait une part de magie et un générateur d’improbabilité : on sait comment on commence à peindre une enluminure, mais on ne sait jamais comment sera le résultat final, ni dans quoi on se lance ! Je vais toutefois essayer.

Je manque de confiance en moi… On verra bien comment ça se passe, mais je pense que le courant avec cette dame, qui a tellement soif d’apprendre, passera bien. Je lui passerai un coup de fil après ma saison touristique de peintre au Château dans le Ciel, et je vous tiendrai au courant !