D’un mois de juillet catastrophique, et du bilan qui s’ensuit

Je me plaignais, en juillet dernier, de n’avoir gagné qu’une faible somme à trois chiffres. 174 €, pour être précise. Eh bien, figurez-vous qu’en ce mois de juillet 2026, censé être au cœur de la pleine saison, je n’ai touché que… 8 €. Oui, oui. Je paierai un peu plus de 21% de taxe à l’URSSAF sur cette somme fabuleuse.

Je me la coule douce au boulot, je peins des nuanciers de couleurs au lieu de faire mes créations habituelles. C’est la démotivation la plus totale ! Ma voiture me coûte beaucoup plus cher que la précédente. Ensuite, le patron a baissé mes gains en décembre dernier, donc je n’ai que 26% du prix total payé par le client. Vous voyez, j’ai fait mes comptes, et ils ne sont pas bons.

C’est donc avec un grand soulagement que j’annonce la fin de mon activité chez cette maison d’édition qui ne souhaite pas me rémunérer pour le temps que je passe à travailler à la boutique (je suis freelance, c’est trop commode pour eux…) ni pour la juste valeur de mon travail. À la fin de ce mois d’août, si tout se passe bien (sans trop de drama, quoi…), je recouvrerai ma liberté d’agir et de créer, uniquement pour ma boutique en ligne !

Vivement la fin du mois…

D’un anniversaire sur LiveJournal, entre autres

Je viens de recevoir un e-mail de LiveJournal m’informant que j’avais ouvert un blog sur leur plateforme il y a 11 ans. J’avais oublié ce blog, mais maintenant je me souviens très bien du jour où je l’ai ouvert, et de comment je me sentais alors…

C’était à Rennes, en 2015. J’ai relu la dizaine de billets que j’avais postés là-bas. Dieux, que j’étais mal, et incomprise de mon entourage. La sœur du mec chez qui je vivais allait se marier, et absolument tout le monde tenait à me forcer à assister à cette fête du Bonheur Obligatoire, moi, l’asociale toujours grumpy par excellence. Même ledit mec se foutait pas mal de mes crises de larmes et de ma détresse, épaisse, palpable. J’ai fini par y aller, au prix d’un effort surhumain, et bien entendu je me suis ennuyée (pour rester polie) comme un rat mort entre deux crises d’anxiété et de panique. Et je ne vous parle pas de la boule au ventre que j’ai eue quand j’ai vu que j’étais la SEULE à suivre le dress code.

Un an et demi après, j’allais me faire larguer comme une pauvre merde, juste avant Noël, sans aucune explication. Je suis rentrée dans le sud du pays d’où je suis originaire, avec mes deux chats, pour vivre dans un cabanon de jardin sans eau courante de vingt mètres carrés. Cela durera quatre ans.

J’aurais dû partir de ma propre initiative, dès les premières crises de panique à cause du bruit dans l’immeuble de « quartier sensible » où nous vivions. Mais, comment expliquer à ce fanboy de Jean-Cul Mélencon complètement obtus que je risque le suicide chaque fin de semaine à cause des étudiants de Rennes 2 ? Au passage, je crois que c’est à cause de mes troubles mentaux que je me suis fait jeter.

Bref, cet anniversaire de LiveJournal a pas mal remué la tourbe en moi. 2015 n’était pas folichonne, mais 2016 et surtout 2017 ont été un véritable enfer… Vive 2026, et pardon pour avoir fait de mon premier billet de l’année quelque chose d’aussi noir… Allez, on va de l’avant ! Et on sourit 🙂